Tabous et méconnaissances font encore de la sexualité un domaine difficile à aborder, y compris en milieu ordinaire : à la maison, dans tous les lieux collectifs (foyers, casernes, etc…) comme dans les espaces institutionnels (école, hôpitaux, tribunaux). Cette difficulté est décuplée quand s’y ajoute le handicap.
Qu’il s’agisse d’enfants, d’adolescents ou d’adultes, le positionnement des professionnels du handicap face à la sexualité reste problématique. Ils sont souvent renvoyés à leur seule expérience personnelle, sans repères médicaux, sans espace et sans outil pour intégrer cette question dans l’accompagnement éducatif. De ce fait, la sexualité n’est le plus souvent abordée qu’à l’occasion malheureuse de comportements dérangeants, d’un accident ou de violences.
Par ailleurs, émerge ces dernières années la revendication de « droit à la sexualité » de la part de personnes handicapées (ou de leur famille). Les professionnels accompagnants restent perplexes, parfois désemparés sur les moyens et méthodes pour intégrer cette dimension de la prise en charge de la personne handicapée.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire